
L’agilité en vrai, ça donne quoi ?
Retour d’expérience sur 10 années d’agilité en agence, ce qu’on a gardé, ce qu’on a modifié et quelques unes des leçons que l’on en a tiré !

Benoit, lead développeur chez Uxer, raconte comment son métier est en train de se réinventer.
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Publié le
23 février 2026
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CODEJe m'appelle Benoit. J’ai commencé comme développeur chez Uxer il y a plus de dix ans, puis j’ai évolué en tant que responsable d’équipe de développement frontend, avec une expertise complémentaire (ou solide, au choix) en développement backend, principalement en JavaScript et en PHP.
À mon avis, l'Intelligence artificielle est une très mauvaise chose pour l'humanité en général. Pour nos générations actuelles et celles du futur, cela pourrait réduire considérablement nos capacités de réflexion. Et ce n'est pas les évolutions actuelles qui vont pour me rassurer, bien au contraire, ça pourrait même empirer si un véritable contrôle n'est pas mis en œuvre dans les prochaines années.
Oui, je l'utilise pour mon métier, mais je continue d'effectuer mes recherches à l'aide d'un moteur de recherche classique, même si ceux-ci évoluent également en intégrant progressivement plus d'IA générative. J'automatise ainsi certaines de mes tâches, dès qu'elles sont trop chronophages.
C’est un outil très utile, comme peuvent l’être les autres outils de ce genre. Il est cependant facultatif pour moi, puisque j’ai historiquement développé mes compétences sans cet outil, et que je ne pense pas qu’il me soit indispensable.
Je l'utilise également pour rédiger des emails et des comptes rendus. Ce qui n'est pas forcément une bonne idée en soi, car je fais désormais plus forcément d'effort pour m'améliorer de ce côté-là.
D'après moi, ce n'est pas une évolution, mais un changement radical de métier qui s'opère en ce moment et à bas bruit. Mon métier se transforme irrémédiablement et en profondeur, avec moins de tâches de production et plus de tâches de contrôle et d'automatisation autour des nouvelles technologies.
Étant donné l'évolution prise, je pense que l'IA fera bientôt totalement partie de mon travail quotidien, que ce soit pour la production du code, sa sécurité et sa maintenance (c'est déjà en partie le cas).
Dans quelques années, je pense que l’intelligence générative reprendra également ma façon de coder, pour produire à ma place, mais avec un travail de conception, de réflexion et de contrôle obligatoire qui restera à ma charge. Cela transforme en profondeur mon métier. D'une certaine manière, je découvrirai un nouveau métier et l'IA générative fera une grande partie de mon travail actuel.
Que ce soit personnellement ou au sein des processus de travail de l'agence, il faut effectivement être très prudent sur le code que nous partageons, les données sensibles et personnelles sont pour moi une limite infranchissable pour l'utilisation et le partage de données à l'IA.
Je note également que le code généré par l'IA tient déjà compte des règles basiques de sécurité. Ma crainte serait plutôt liée à l'accès aux données, et au code source, pouvant révéler des informations qui ne devraient pas se retrouver ni de près ni de loin dans le champ d'analyse de nos outils augmentés par l'IAG (mots de passe et clés d'API notamment).
Pour ma part, j'utilise l'IA afin de générer des bouts de code uniquement, et optimiser mon temps de production, mais jamais sur un projet global. Je ne l'utilise d'ailleurs pas dans mon éditeur de code, comme peuvent le faire actuellement nombre de développeurs.
D'après moi, la part de production pure du métier que j'effectue aujourd'hui (créer du code) va disparaitre à terme, mais mes connaissances, mes compétences et mon travail de veille vont me permettre d'évoluer avec ces changements. Le métier de développeur web ou informatique va progressivement disparaitre pour laisser la place à ce que j'appelle : "des dompteurs d'IA", capable de penser l'architecture globale, exploiter l'IA et organiser le travail autour de ses possibilités et des besoins identifiés.
Plus généralement, l'IA a déjà commencé à supprimer et à transformer nombre de métiers informatiques ainsi que dans d'autres secteurs. Notamment les métiers qui ne réclament pas ou peu de compétences (tâches répétées, duplications ou agencement de fonctionnalités et de contenus similaires), mais également ceux réclamant des calculs complexes, mais purement mathématiques - donc sans de véritables valeurs ajoutées, sauf celle de produire plus vite et moins cher.
Ce constat, qu'il soit imposé de gré - ce qui est préférable - ou de force, demande un effort particulier pour faire évoluer le cadre et les conditions de son propre travail et de sa valorisation dans un système comme le nôtre.
J'imagine que les développeurs qui se forment actuellement devront tenir compte de ces aspects pour devenir à leur tour des "dompteurs d'IA générative", tout en maintenant un cadre de travail rigoureux. Notamment, en essayant toujours de comprendre et de vérifier ce que cet outil, qu'ils ont entre les mains, produit réellement.
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